Un fonctionnement hors norme du Crédit Agricole

mai 17, 2009

Cette fois, ils font très très fort !!

Nous avons l’habitude de payer nos fournisseurs par LCR. Depuis que nous avons réussi à changer de banque, nous avons donc fait passer toutes les LCR vers notre nouvelle banque. Or il s’en est trouvée une qui est apparue comme par magie sur le compte du Crédit Agricole (à priori une maladresse du Fournisseur). J’ai donc envoyé un fax au”responsable du compte” pour lui demander comment une LCR qui était signée pour un autre établissement bancaire pouvait arriver au Crédit Agricole? Bien entendu, aucune réponse.

J’ai donc refusé le paiement de cette LCR. Quelques jours plus tard, frais de refus de la part du Crédit Agricole !! Alors qu’ils ne m’ont jamais facturé de frais de refus auparavant, maintenant ils se permettent de le faire !

J’ai également envoyé un fax pour avoir des réponses, mais rien de rien, toujours le silence radio.

Mais ce n’est pas tout, alors qu’il restait une cinquantaine d’euros sur le compte, ils se sont permis de me prélever ce montant avec comme intitulé “Intérêt de retard”. Aujourd’hui sur le compte, 0€.

Il me semblait que nul n’avait le droit de se faire justice soi-même, mais ça doit être la loi d’un autre pays…

Ils sont forts au Crédit Agricole ! non ?


Rencontre avec le responsable amiable du Crédit Agricole

mai 1, 2009

Ahhh cette réunion mémorable, où je rencontre la personne qui dit vouloir rendre les relations gagnant-gagnant entre mon entreprise et le Crédit Agricole !!

Ah oui, certes, il a été très cordial avec moi, mais cependant plutôt à me dissuader de les attaquer en justice par des énormités, je cite :

“Monsieur, un procès contre nous pourra durer plus de 10 ans, pour nous c’est pas bien grave, mais pour vous, cela va vous empêcher de dormir, cela va être très dur pour vous.”

“Si vos parents venaient à décéder, nous nous opposeront à votre partie d’héritage” (heu… C’est une menace contre mes parents là ou quoi ?? je le prends comment ?? )

Une réunion qui ne sert à rien, à part voir leur tête quand j’ai annoncé ce que je savais de leurs obligations…

Quand j’annonce que je m’étais engagé à rembourser la moitié du découvert avant la fin de l’année et que le responsable des risques me dit froidement :”J’en ai rien à faire Monsieur”, ils me répondent : “Il y a eu quelques dysfonctionnements au niveau du Crédit Agricole”….

Ah oui ??

Bref, une prochaine réunion va être calée pour qu’on se décide s’il va y avoir un procès ou un compromis…


La Banque veut négocier

février 11, 2009

Suite de l’épisode précédent :

Cou de fil du responsable du service recours amiable qui me prends un peu de haut, mais me propose de me rencontrer pour négocier la dette. J’ai quand même été à deux doigts de l’envoyer promener, il faut quand même qu’un avocat leur envoie une lettre pour qu’ils se bougent les fesses ! J’ai pas donné de date encore, j’attends le retour de mon avocat bien entendu :)

Suite au prochain épisode !


Appel du service recouvrement du Crédit Agricole

février 11, 2009

Etonnant coup de fil, je viens de recevoir un appel d’une dame très charmante au téléphone du Crédit Agricole. Elle souhaitait savoir quels étaient mes revenus, quels étaient mes charges etc. Je lui demande avant de répondre : “Pourquoi vous me posez toutes ces questions ?”. Elle m’a répondu que c’était la personne qui s’occupait de mon dossier auparavant qui lui demandait ça. Elle ne semblait pas au courant de l’histoire chaotique entre le Crédit Agicole et mon entreprise. Je lui ai donc répondu bien gentiment que je n’avais pas d’informations à lui donner et qu’elle devait voir ça directement avec mon avocat. Elle avait l’air d’avoir l’habitude de se faire engueuler au téléphone… Pas facile de travailler dans ce genre de services par les temps qui courent…

Suite au prochain numéro !


Réponse de mon avocat à ma banque

février 3, 2009

Voilà c’est fait, le courrier est enfin parti, enfin le fax ! Un courrier relativement simple qui met enfin sur papier ce que je pense depuis 2005 sur les incompréhensions d’avec le Crédit Agricole. Avec une belle syntaxe comme les avocats savent si bien faire :)

Voyons dans les prochains jours comment ils vont réagir !

On croise les doigts !


1ère partie de mon histoire

février 2, 2009

Je me présente, François, 30 ans, chef d’entreprise depuis 6 ans environ. En 2003, j’ai décidé de monter mon entreprise dans le domaine de l’informatique. L’activité principale étant clairement le dépannage informatique à domicile. En 2004, les besoins se faisant sentir, j’ai décidé d’ouvrir un petit atelier pour que les particuliers puissent me déposer leur matériel en panne. J’en ai également profité pour proposer de la vente de matériel informatique à mes clients. Mais qui dit matériel informatique dit besoin de trésorerie plus important que pour de la prestation de service. Je m’en suis sorti un temps avec ce que le dépannage me faisait gagner, mais mon entreprise ayant subit une croissance plutôt importante (+300% de CA en 1 an), j’avais besoin de trésorerie. Le réflexe le plus naturel, mais pas forcément le plus sain, est de voir sa banque pour demander de l’aide. C’est ce que j’ai fait en 2005.
La responsable des professionnels de la banque me propose alors de faire un emprunt pour pouvoir financer ce développement. En attendant que le dossier avance, elle m’autorise à dépasser mon découvert. Bien entendu ce dépassement de découvert ne me coûte pratiquement rien, seulement 18% d’aggios (gloups). N’ayant pas la connaissance des droits et des devoirs d’une banque, je me dis, pourquoi pas, de toute façon mon entreprise est en croissance et j’ai besoin d’aide !
Seulement en 2006, toujours aucune proposition d’emprunt de m’est parvenu de la part de ma banque. Malgré de nombreuses relances de ma part, rien. On me répète souvent que le dossier est en cours, que cela ne va pas tarder etc. Je ne sais plus trop quoi faire pour faire avancer le dossier, mais je dois continuer mon activité car j’ai maintenant des dettes à payer, il faut donc absolument que je relève la tête. Je me mets donc à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour trouver toujours plus de boulot. Mais malgré ça, les dettes m’enfoncent toujours de plus en plus…
Finalement en Octobre 2006, la banque me dit qu’il faudrait que je mette les dettes sur un plan d’apurement pour pouvoir m’en sortir. Ce plan d’apurement n’étant qu’à 14% d’intérêts… Ca fait quand même 4% de moins à payer !! Quel cadeau incroyable ! Mais attendez, si j’avais fait un emprunt, il ne m’aurait pas coûter quelquechose comme 4% d’intérêts seulement ? Je pose la question à ma banquière qui me dit que ce n’est pas évident de me faire un emprunt puisque je n’ai pas la capacité de le rembourser… Heu… Attendez là… Si je n’ai pas la capacité de rembourser un emprunt à 4%, comment je fais pour les 14% ? Le problème avec ce genre de questions existentielles, c’est que l’on ne se les posent qu’une fois qu’on a plus la tête dans le guidon et bien souvent beaucoup trop tard. J’accepte donc le plan d’apurement pour sauver mon entreprise. Peut-on se dire que cette signature est à la limite une extorsion de signature ? Je ne sais pas, s’il y a un juriste dans la salle…
En 2007, je commence à m’énerver sérieusement contre la banque puisque le dossier qui devait avancer depuis 2005 n’avance toujours pas. Là, je sors une arme assez redoutable pour ma banque, le président des administrateurs. Cette personne ne fait pas partie de la banque en elle même mais peut agir quand il y a un souci. Ce président contacte son homologue de mon département pour lui parler de l’affaire… Scandalisé, il prend contact avec ma banque pour demander des explications. La banque traîne des pieds et finalement après avoir fait entre autre un sitting dans ma banque en pleine journée, plus un bon scandale, j’arrive à prendre un rendez vous avec le responsable des risques… C’est donc le 4 Juillet 2007 que je rencontre cet homme aussi chaleureux qu’une plaque de marbre dans un cimetière. La réunion en compagnie de mon expert comptable commence à peine que j’entends de la part de la plaque de marbre : «Vous savez Mr, toutes les entreprises de votre secteur d’activité se cassent la figure, je ne vois pas pourquoi vous pourriez vous en sortir…» Ca a le mérite de mettre tout de suite dans l’ambiance ! Le reste de la réunion n’a été que délire de la part de ce soit disant responsable qui n’a pas souhaité regarder les contrats signés, les contrats en cours, les prévisions pour cette année qui démontraient que quoiqu’il en pense, nous allions faire un bilan positif cette année malgré nos dettes. La conclusion de la réunion a été une proposition orale (toujours orale, rien d’écrit avec un banquier) : Mettre l’ensemble de la dette de côté et voir comment vous vous en sortez, mais il va falloir que vous licenciez du personnel…
J’ai donc été obligé de licencier du personnel malgré des gros contrats signés, et de par le fait, arrêter ces contrats puisque je n’avais plus la main d’oeuvre nécessaire. La banque me refusant toute dépassement de découvert, mes fournisseurs ont tous été rembarré lorsqu’ils ont demandé le paiement de leur facture par ma banque… Le début de la descente aux enfers commence…


J-2

février 1, 2009

Dans 2 jours le délai demandé par le Crédit Agricole pour faire une proposition de remboursement de la somme sera écoulé.
Affaire à suivre…


Médiatisation de l’affaire

janvier 24, 2009

D’après les témoignages que j’ai lu sur internet, il est clairement apparu que la justice seule ne gagne pas forcément. Tout dépend de la qualité de la défense bien sûr, mais aussi de la compréhension du sujet par le juge. Ce genre d’affaire n’étant pas courante, il ne peut pas forcément comprendre les tenants et les aboutissants.
J’ai laissé un message sur le site eco89 il y a quelques temps pour dire que déjà avant la crise les banques faisaient ce qu’elles voulaient. J’ai été contacté par la journaliste qui a écrit cet article pour que je raconte mon histoire et qu’elle soit diffusée. Je suis en train de l’écrire, vous devriez pouvoir la lire sur le site rue89 ou eco89 d’ici quelques temps.
J’ai également contacté le site denonciation.com qui est extrêmement intéressé par mon histoire. Ce site est spécialisé dans la diffusion de vraies informations, ces informations sont en effet vérifiées avant d’être mise en ligne. Un article est donc également en cours de rédaction.
Je ne vais bien entendu par m’arrêter là, je vais contacter quelques associations d’aide contre les abus bancaires pour leur demander des conseils. Il est tout à fait probable que j’ouvre une antenne d’une de ces associations ici afin de défendre d’autres personnes qui sont également dans le collimateur des banques.
Je commence également à avoir des retour de chefs d’entreprises qui me demandent comment j’ai fait pour m’en sortir malgré tout. Je vais donc essayer aussi dans la mesure du possible de les aider à passer la crise actuelle.